Gouvernement Villepin : quid des infrastructures ?
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laurent
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Gouvernement Villepin : quid des infrastructures ?
Juin 2005
Dans le discours de politique générale de Dominique de Villepin -
Concernant les autoroutes et infrastructures :
. Relance surprise de la privatisation des autoroutes, un processus gelé en décembre
. Relance des grands chantiers d'infrastructures, notamment ferroviaires et routiers, "y compris en recourant à des financements innovants"
Dans le discours de politique générale de Dominique de Villepin -
Concernant les autoroutes et infrastructures :
. Relance surprise de la privatisation des autoroutes, un processus gelé en décembre
. Relance des grands chantiers d'infrastructures, notamment ferroviaires et routiers, "y compris en recourant à des financements innovants"
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PLus de précisions :
PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé mercredi une relance surprise de la privatisation des autoroutes, un processus gelé en décembre 2003, et a confirmé les ouvertures de capital de Gaz de France puis d'EDF, mais il est resté silencieux sur le sort du groupe nucléaire Areva.
"J'ai décidé de poursuivre la cession par l'Etat de ses participations dans les sociétés d'autoroutes afin de financer les grands travaux et de leur permettre de souscrire aux appels d'offre européens", a annoncé le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale.
"Le produit de ces cessions ira notamment à l'agence pour le financement des infrastructures de transports afin d'accélérer les contrats de plan Etat-région", a-t-il précisé.
Le mouvement de privatisation des autoroutes avait été lancé en 2002 par Laurent Fabius, alors ministre de l'économie du gouvernement Jospin. L'introduction en Bourse des Autoroutes du Sud de la France (ASF), premier concessionnaire français, avait rapporté 1,8 milliard d'euros à l'Etat.
La cession du reste, puisque l'Etat est resté majoritaire à 50,3%, a fait l'objet dans le gouvernement suivant d'un bras de fer entre Bercy et le ministre des transports Gilles de Robien, qui s'y opposait.
A cet époque, Bercy indiquait que la privatisation de l'ensemble du réseau public pourrait rapporter près de 10 milliards d'euros à l'Etat, la part dans ASF était évaluée à plus de 3 milliards d'euros.
Mais en décembre 2003, Matignon avait tranché: gel de la privatisation des ASF, mais augmentation de capital et mise en Bourse des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) en novembre 2004 et quatre mois plus tard de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef).
Ces deux entrées en Bourse, qui n'ont rien rapporté directement à l'Etat car il s'agissait d'augmentations de capital et non de cessions ont rencontré un succès certain sur le marché en séduisant un grand nombre de particuliers.
PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé mercredi une relance surprise de la privatisation des autoroutes, un processus gelé en décembre 2003, et a confirmé les ouvertures de capital de Gaz de France puis d'EDF, mais il est resté silencieux sur le sort du groupe nucléaire Areva.
"J'ai décidé de poursuivre la cession par l'Etat de ses participations dans les sociétés d'autoroutes afin de financer les grands travaux et de leur permettre de souscrire aux appels d'offre européens", a annoncé le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale.
"Le produit de ces cessions ira notamment à l'agence pour le financement des infrastructures de transports afin d'accélérer les contrats de plan Etat-région", a-t-il précisé.
Le mouvement de privatisation des autoroutes avait été lancé en 2002 par Laurent Fabius, alors ministre de l'économie du gouvernement Jospin. L'introduction en Bourse des Autoroutes du Sud de la France (ASF), premier concessionnaire français, avait rapporté 1,8 milliard d'euros à l'Etat.
La cession du reste, puisque l'Etat est resté majoritaire à 50,3%, a fait l'objet dans le gouvernement suivant d'un bras de fer entre Bercy et le ministre des transports Gilles de Robien, qui s'y opposait.
A cet époque, Bercy indiquait que la privatisation de l'ensemble du réseau public pourrait rapporter près de 10 milliards d'euros à l'Etat, la part dans ASF était évaluée à plus de 3 milliards d'euros.
Mais en décembre 2003, Matignon avait tranché: gel de la privatisation des ASF, mais augmentation de capital et mise en Bourse des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) en novembre 2004 et quatre mois plus tard de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef).
Ces deux entrées en Bourse, qui n'ont rien rapporté directement à l'Etat car il s'agissait d'augmentations de capital et non de cessions ont rencontré un succès certain sur le marché en séduisant un grand nombre de particuliers.
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eomer2
Vendre "les bijoux de familles" consisterait plutôt à vendre le patrimoine et non à privatiser des services marchands du secteur concurentiel.G.E. a écrit :Sans polémiquer, je dirais qu'on vend les bijoux de famille...
On annonce que l'argent ira aux contrats de plan où l'Etat a déjà une ardoise conséquente...
Et après, que restera-t-il à vendre ?
Le rôle de l'état est il réellement de fabriquer des voitures, des fours à micro-ondes, des ordinateurs, des téléviseurs. Doit il être notre banquier, notre assureur, notre compagnie aérienne ?
Cela ne veut pas dire que l'état ne doit pas subventionner certaines activités non rentables (infra ferroviaires par exemple) mais doit il les posséder lui-même ?
Amha, il faut cesser d'opposer nationalisation/privatisation au travers d'argument idéologiques. Il faut raisonner au cas par cas de manière pragmatique en recherchant la plus grande efficacité:
- par exemple, privatiser la poste est possible (bien qu'il s'agisse à la base d'un privilège régalien) mais n'apporte rien pour le particulier.
- En revanche, maintenir le monopole sur l'exploitation ferroviaire est clairement inéficace.
- Pour le téléphone fixe, les études ont démontré que le meilleur système était de limiter l'activité de l'opérateur historique à la boucle locale (avec maintient du monopole) et d'ouvrir les liaisons entre les centraux à la concurence.
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Les réseaux autoroutiers sont en situation de monopole sur le trajet considéré. J'habite à Nîmes et je veux aller à Montpellier, Lyon, Marseille... rapidement et bien j'utilise le réseau des ASF !
En tant qu'économiste, je trouve que privatiser des monopoles, ce n'est pas moral !
En plus, le réseau français est quasiment complété, donc les investissements vont décroître, le dette aussi et une fois tout remboursé, qui va s'en mettre plein les poches ? L'Etat va ainsi se priver de millions d'euros de dividendes, sources régulières et croissantes de revenus...
Quant à la concurrence européenne, la belle affaire ! Les compagnies françaises qui ont été privatisées sont allés conquérir de nouveaux marchés en nous tondant au maximum pour financer de nouvelles acquisitions. Actuellement, c'est l'Etat qui fixe l'augmentation des tarifs des autoroutes mais si Vinci s'empare des ASF, ils vont vouloir être maîtres chez eux et ce sera +5% par ci, +5 % par là de plus... Sans être hostile à tout partenariat, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé antérieurement...
Non, franchement, je suis pas d'accord ! Raffarin avait fait un meilleur choix !
En tant qu'économiste, je trouve que privatiser des monopoles, ce n'est pas moral !
En plus, le réseau français est quasiment complété, donc les investissements vont décroître, le dette aussi et une fois tout remboursé, qui va s'en mettre plein les poches ? L'Etat va ainsi se priver de millions d'euros de dividendes, sources régulières et croissantes de revenus...
Quant à la concurrence européenne, la belle affaire ! Les compagnies françaises qui ont été privatisées sont allés conquérir de nouveaux marchés en nous tondant au maximum pour financer de nouvelles acquisitions. Actuellement, c'est l'Etat qui fixe l'augmentation des tarifs des autoroutes mais si Vinci s'empare des ASF, ils vont vouloir être maîtres chez eux et ce sera +5% par ci, +5 % par là de plus... Sans être hostile à tout partenariat, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé antérieurement...
Non, franchement, je suis pas d'accord ! Raffarin avait fait un meilleur choix !
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Le problème, c'est que l'Etat et le gouvernement a besoin d'argent tout de suite et privatiser les sociétés d'autoroute, tout comme EDF GDF, France Telecom, j'en passe et des meilleurs permet d'obtenir une grande quanitité d'argent tout de suite afin de mener à bien les réformes et de les financer. Mais dans ce cas, il faudra aussi s'attendre à une flambée des prix du péage, regardez les tarifs pratiqués chez COFIROUTE, ca vous donnera un avant goût!
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Plus que 2 années avant les élections... 2 années où on va laisser le temps filer, abandonner les projets les plus polémiques... bref,la France va perdre 2 ans !
De Robien fera un bon Ministre de l'Education Nationale puisqu'il commence à défaire les réformes de son prédecesseur et qu'après il attendra comme les autres...
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Je suis globalement d'accord avec toi. Pour moi le bon créneau peut être ce qu'on appelle le partenariat public privé à l'anglaise. L'Etat est désengagé en reversant au privé, mais à toujours un droit de regard à travers un cahier des charges qui fixe également des pénalités financières en cas de manquements sur la politique souhaitée par le pouvoir politique (que ce soit en matière de qualité du service rendu, en matière tarifaire,...). Dans ce système, le concessionnaire a l'issu du contrat peut aussi se voir très facilement remplacé par une société répondant mieux aux attentes du public et des élus censés les représenter ! ... Je pense très sincèrement qu'on peut avec des gestions privés faire finalement du très bon service public...eomer2 a écrit :Vendre "les bijoux de familles" consisterait plutôt à vendre le patrimoine et non à privatiser des services marchands du secteur concurentiel.G.E. a écrit :Sans polémiquer, je dirais qu'on vend les bijoux de famille...
On annonce que l'argent ira aux contrats de plan où l'Etat a déjà une ardoise conséquente...
Et après, que restera-t-il à vendre ?
Le rôle de l'état est il réellement de fabriquer des voitures, des fours à micro-ondes, des ordinateurs, des téléviseurs. Doit il être notre banquier, notre assureur, notre compagnie aérienne ?
Cela ne veut pas dire que l'état ne doit pas subventionner certaines activités non rentables (infra ferroviaires par exemple) mais doit il les posséder lui-même ?
Amha, il faut cesser d'opposer nationalisation/privatisation au travers d'argument idéologiques. Il faut raisonner au cas par cas de manière pragmatique en recherchant la plus grande efficacité:
- par exemple, privatiser la poste est possible (bien qu'il s'agisse à la base d'un privilège régalien) mais n'apporte rien pour le particulier.
- En revanche, maintenir le monopole sur l'exploitation ferroviaire est clairement inéficace.
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mais il est evident que cette efficacité ne plaira pas à tous, à commencer par la CGT !!! ...nous les utilisateurs avons certainement tout à gagner des différentes possibilités offertes par le partenariat public privé...
...Pour moi finalement le tunnel du Mt-Blanc est l'image qui peut représenter la France. Une formidable réalisation née des Trentes Glorieuses, puis une gestion d'Etat où rien ne bouge pendant 35/40 ans. Un Etat et un pays qui bouge que lorsque une catastrophe arrive... en bref pas de politique visionnaire, du blabla et des bonnes intentions mais rien de concret pour faire avancer les choses de façon sérieuse et intelligente. Le "Non" si bouleversant est aussi le résultat de cet immobilisme de l'Etat.
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- G.E.
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