La question est posée, issue de l'intéressant topic ouvert sur Linéoz suite à la prévision de mise en service en 2006 du RER de Lyon.
Pour beaucoup, seule la voiture est à l'origine de l'étalement territorial des villes. Pourtant, la mise en place d'un réseau RER (lignes cadencées de dessertes urbaines périphériques) affirme et légitime une aire urbaine dense et étendue. Ce qui est d'ores et déjà sûr, c'est que le RER, parce qu'il vient après l'urbanisation, organise l'étalement urbain. Peut-il dans ce cas être à l'origine de l'étalement urbain qui caractérise les grandes métropoles ? Ou a contrario, peut-il être un outil pour en limiter la portée et les conséquences ?
Le RER est-il facteur d'étalement urbain ?
- marsupilud
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nanar
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Salut
Dès le départ, entre 1860 et 1910, les trains de banlieue et les trams vers la périphérie ont "créé" la banlieue.
C'est également vrai ailleurs qu'en France et, en France qu'à Paris.
Bien que les villes de province française n'ont quasiment PAS de train de banlieue,
elles ont eu des tramways en périphérie (réseau total de 277 km à Lyon, de 175 km à Marseille, autant à Bordeaux ...).
La densité est naturellement décroissante quand on s'éloigne de la station.
A cette époque, un humain estimait normal de marcher 4 km pour aller au travail quotidiennement et autant pour en revenir.
20 km à pied pour la promenade du dimanche n'avait rien d'extraordinaire.
(Marcel Pagnol, dans le Château de ma Mère, décrit le long trajet à pied pour joindre le dit château depuis la gare, avec bagages, gamins, et même Maman enceinte du petit frère).
Magré tout, la distance décourage la densité.
La voiture, après la 2ème guerre mondiale, a compensé ce manque de densité,
et a en outre créé des densités éloignées de tout moyen de transport public efficace
(je pense à certains grands ensembles).
Les transports publics de banlieue ont perdu leur efficacité quand on a démantelé
- entre 1930 et 1937 - le réseau de trams (550 km de tramways en périphérie parisienne,
souvent sur site protégé des autres circulations
), au lieu de le moderniser.
Le RER installé depuis 1970 a effectivement permis de créer de nouvelles densités quand il a desservi des zones préalablement loin de tout :
La Défense et les noyaux centraux de Marne la Vallée sur des branches complètement nouvelles du RER A
Evry-Grigny sur la voie ferrée spécialement construite en dérivation pour le RER C
(alors que St Germain en Laye, Boissy St-Leger, Sceaux étaient "depuis toujours" desservies par les trains de banlieue).
Dans ces 30 dernières années la superposition de la maille autoroutière au réseau de voirie préexistant
a contribué a rendre encore plus illisible sur la carte le developpement de la région parisienne.
A+
nanar
Dès le départ, entre 1860 et 1910, les trains de banlieue et les trams vers la périphérie ont "créé" la banlieue.
C'est également vrai ailleurs qu'en France et, en France qu'à Paris.
Bien que les villes de province française n'ont quasiment PAS de train de banlieue,
elles ont eu des tramways en périphérie (réseau total de 277 km à Lyon, de 175 km à Marseille, autant à Bordeaux ...).
La densité est naturellement décroissante quand on s'éloigne de la station.
A cette époque, un humain estimait normal de marcher 4 km pour aller au travail quotidiennement et autant pour en revenir.
20 km à pied pour la promenade du dimanche n'avait rien d'extraordinaire.
(Marcel Pagnol, dans le Château de ma Mère, décrit le long trajet à pied pour joindre le dit château depuis la gare, avec bagages, gamins, et même Maman enceinte du petit frère).
Magré tout, la distance décourage la densité.
La voiture, après la 2ème guerre mondiale, a compensé ce manque de densité,
et a en outre créé des densités éloignées de tout moyen de transport public efficace
(je pense à certains grands ensembles).
Les transports publics de banlieue ont perdu leur efficacité quand on a démantelé
- entre 1930 et 1937 - le réseau de trams (550 km de tramways en périphérie parisienne,
souvent sur site protégé des autres circulations
Le RER installé depuis 1970 a effectivement permis de créer de nouvelles densités quand il a desservi des zones préalablement loin de tout :
La Défense et les noyaux centraux de Marne la Vallée sur des branches complètement nouvelles du RER A
Evry-Grigny sur la voie ferrée spécialement construite en dérivation pour le RER C
(alors que St Germain en Laye, Boissy St-Leger, Sceaux étaient "depuis toujours" desservies par les trains de banlieue).
Dans ces 30 dernières années la superposition de la maille autoroutière au réseau de voirie préexistant
a contribué a rendre encore plus illisible sur la carte le developpement de la région parisienne.
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nanar
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