Bof...
Je n'ai pas tout lu mais ça ressemble beaucoup à la prose typique des "historiens" modernes, dans la droite ligne des Gardon et congénères lyonnais du début de ce siècle avec leur fumeuse théorie sur le complot des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées pendant les "Trente Glorieuses", des privilégiés issus d'un Corps fermé qui se seraient ligués pour imposer la politique du "Tout voiture" et défigurer nos belles villes. Comme si le développement de l'automobile n'avait concerné que la France...
Pour moi, ce n'est qu'une manifestation de la bonne vieille jalousie des frustrés des études qui ont dû suivre une filière littéraire parce qu'ils n'avaient pas les capacités nécessaires pour suivre la filière scientifique et qui se plaisent à dénigrer ce qui a été fait par des "ingénieurs".
Je ne suis pas historien et je connais pas du tout le cas de Nice mais, dans les quelques recherches que j'ai faites dans les archives des années 1960-70 à Paris et Lyon, les projets routiers un peu exubérants de l'époque (les voies rapides du SDAURP de 1965 pour Paris, la série des voies rapides LY1 à LY13 pour Lyon) n'étaient pas conçus par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées mais par des urbanistes : l'IAURP, soutenu par Delouvrier, à Paris et Delfante, l'urbaniste-en-chef de la Courly, à Lyon. Les ingénieurs des "Ponts" n'intervenaient que pour monter techniquement les projets, une fois que ceux-ci étaient validés, et on trouve plein de situations dans les archives où les "ingénieurs" s'opposaient aux urbanistes (ex. A18, A19, F13, etc. à Paris)