Les conditions de circulation sur les routes vont s'aggraver

Discussion sur les politiques des transports, l'intermodalité, ...
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Fantomas
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Les conditions de circulation sur les routes vont s'aggraver

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Les conditions de circulation sur les routes vont s'aggraver

LE MONDE | 08.12.04
http://www.lemonde.fr/web/recherche_art ... 085,0.html

Selon un rapport, la croissance des flux de transports va continuer, mais plus lentement, jusqu'en 2025.


Jusqu'en 2025, la croissance des flux de transports, tous modes confondus, continuera, mais à  un rythme plus lent. Cette analyse est issue d'un rapport de la direction des affaires économiques et internationales (service économique et statistique) du ministère des transports, intitulé "La demande de transport en 2025, projections des tendances et des inflexions", qui devait être présenté, mercredi 8 décembre, par le ministre des transports, Gilles de Robien.


Entre 2002 et 2025, la croissance de la circulation sur le réseau routier national ne sera plus que de 1,8 % par an, au lieu de 3,5 % lors de la période 1980-2002. Néanmoins, les conditions de circulation devraient s'aggraver : la situation devrait se stabiliser sur les axes centraux de l'Ile-de-France, mais se dégrader en périphérie, notamment sur la Francilienne.


Dans les autres régions, "sur les contournements périurbains déjà  congestionnés, la durée quotidienne ou hebdomadaire de la congestion connaîtra la plus forte aggravation", tandis que, "sur les grands axes interurbains déjà  congestionnés", les périodes d'encombrement devraient s'allonger.


Enfin, "les situations de gêne ponctuelle -entre poids lourds et véhicules légers- vont se généraliser sur tous les grands axes connaissant un trafic élevé avec une forte proportion de poids lourds (autoroutes A1, A6, A7, A9, A10...)".

REGAIN D'ACTIVITÉ

Le transport ferroviaire de voyageurs enregistrerait une légère inflexion à  la hausse, avec une croissance, sur le réseau national, de 1,8 % par an, au lieu de 1,5 % lors des vingt dernières années. Selon les auteurs du rapport, ce léger retour vers le ferroviaire découlerait de la concrétisation des priorités annoncées lors d'un comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT), le 18 décembre 2003. Lors de cette réunion, il avait été décidé de doubler le réseau à  grande vitesse, qui atteindrait 3 144 km en 2025. A cette date, le TGV assurerait 75 % du trafic de la SNCF, au lieu de 63 % en 2002.


Le fret ferroviaire, stable depuis 1986, renouerait avec une croissance de 1, 2 % par an. Ce regain d'activité serait lié à  deux infrastructures importantes : l'ouverture des liaisons Perpignan-Figueras (avant 2010) et Lyon-Turin en 2025. Le rapport considère même que la hausse des trafics ferroviaires peut s'accompagner d'un retour à  l'équilibre de l'activité fret de la SNCF, avec des gains de productivité de 20 à  30 %.

Premier concurrent du ferroviaire, le transport aérien intérieur semble "être arrivé à  la fin de sa phase de diffusion rapide". Toutefois, l'étude avance une croissance annuelle comprise entre 1,3 % et 3,1 %.

Les perspectives de trafic (national et international) des aéroports français se situeraient, elles, entre 158 et 232 millions de passagers. Les problèmes de capacité aéroportuaires vont être localisés sur les aéroports de Paris et dans une moindre mesure de Toulouse, Nice et Marseille. Les prévisions de trafic voyageurs sur Roissy et Orly vont de 96 à  140 millions (70 millions en 2003).

La plus forte augmentation reviendrait au transport maritime : la croissance du trafic marchandises des ports français serait de l'ordre de 35 % à  l'horizon 2025, par rapport à  2002.

Dominique Buffier

- ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.12.04
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