L'une de mes dernières participations relatait les 1ères autoroutes allemandes (Reichsautobahn). Dans le même état d'esprit, j'aborde ici le thème des 1ères autoroutes italiennes à partir des années 1920.
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La construction des autoroutes italiennes représente une étape importante dans l'histoire de la viabilité des routes. Il ne faut pas oublier qu'à cette époque le réseau routier italien (comme dans d'autres pays, ...) n'était pas adapté à la circulation automobile. Peu de temps après la 1ère guerre mondiale certains esprits pensait qu'il convenait de transformer les voies existantes conçues pour la circulation animale, en de « modernes » routes offrant toutes les garanties de vitesse et de sécurité.
« On décida donc, de procéder à la construction de routes spéciales, réservées exclusivement aux voitures automobiles, et de renvoyer à plus tard l'étude de du problème de réorganisation générale du réseau routier.
Les projets initiaux, dus à un grand technicien de la route : l'ingénieur Purecelli, étaient basée sur les principes suivants : la route normale traditionnelle ne répond plus aux nécessités de l'automobiliste, tant par son tracé souvent incommode et parfois dangereux, que par son revêtement grossier, poussiéreux en été et boueux en hiver ; il faut, pour la grande circulation automobile, des routes nouvelles, interdite à toute autre circulation, et dont le tracé, très étudié, permette d'éliminer certaines causes de dangers tels que la traversée des agglomérations, le passage des voies ferrées et des autres routes, etc, ... »
C'est dans cet état d'esprit qu'on entreprend en 1923 la construction d'un réseau en Lombardie entre Milan et le Lac de Varese, le Lac de Côme, et le Lac Majeur.
C'est une société privée (Societa Anomina Autostradale) qui fut charger de construire et d'exploiter ce réseau contre une concession de 20 ans.
Toutes les autoroutes italiennes devraient fournir les caractéristiques suivantes :
1 ) Interdiction de la circulation des piétons, cyclistes et véhicules à traction animale
2 ) Isolation de ce réseau vis à vis du « réseau ordinaire »,
3 ) Le qualités suivantes de ces « nouvelles routes étaient recherchées :
- la largeur de chaussée, l'alignement de la chaussée, la qualité du revêtement,
- la fourniture de services (ravitaillement, réparation, renseignements, ...)
- la suppression de tous passages au croisement de routes ou chemins de fer.
- passage à l'écart de toute agglomération
Le but recherché de ces routes était initialement avant tout touristique, puis par la suite commerciale ("la Camionale" de Serrravalle-Scrivia à Gêne longue de 50 Km construite en 1935).
Les principales inaugurations furent les suivantes :
En 1924, les tronçons Milan -Varèse, puis en 1925 celui, de Milan-Côme et Milan-Vergiate. Ils furent suivies par ceux de Milan-Bergame, Bergame- Brescia, Milan - Turin (199.5 Km), Padoue-Venise, Rome-Ostia (23 Km), Naples-Pompeï ( 22.5 Km), etc ...
Pour se résumer et en prenant du recul, ces axes ne sont pas de véritables autoroutes comme on l'entendrait avec les normes actuelles : il s'agissait en fait de routes à 2 x 1 voix assez large (très suffisant avec le trafic de l'époque en Italie), relativement banales actuellement.(on ne peut pas comparer ce qui n'est pas comparable).
J'ai commencé à aborder le thème, mais on peut nettement plus l'enrichir à mon sens, ...
Merci.
Sources texte et photos = revue « Rail et Route » n°55 - novembre - décembre 1950.
Site a voir également : http://www.storiadimilano.it/citta/mila ... strade.htm



