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Liaison Valenciennes - Quievrain - Mons

Posté : mar. 01 mars 2005 14:48
par Invité
Le bourgmestre (maire) de Mons, qui est aussi président du parti socialiste belge, souhaite au plus vite une réouverture et une adaptation de la liaison Quiévrain - Valenciennes.
Il a demandé une étude de faisabilité auprès de la SNCB.
Ce serait bénéfique pour la Belgique et la France.

Posté : mar. 01 mars 2005 19:46
par Invité
En fait, le restant de voies ferrées qui existent actuellement ne sont plus utilisées depuis des dizaines d'années, elles datent du 19ème siècle, pour info, c'était l'ancienne ligne de chemin fer entre Bruxelles et Paris.
L'étude de la SNCB établira les manquements et les réels besoins pour un transport qui se veut en premier lieu, de marchandises.

Posté : mar. 01 mars 2005 19:53
par Invité
La Belgique souhaite par cette réouverture un autre accès vers le Nord la France. Et surtout, créer un axe marchandise avec la Wallonie.

Posté : sam. 05 mars 2005 13:09
par Didier
Il y a du trafic fret côté France. L'usine Toyota est embranchée à  Onnain sur cette ligne grace à  un tronçon neuf de 2 ou 3 km. Il y a aussi Bombardier, à  Crespin, qui expédie le matériel ferroviaire neuf (remorque de TGV Duplex, mais surtout AGC en ce moment).

La portion Blanc-Misseron - Quiévrain est abandonnée.
Côté belge, la portion Quiévrain - Charleroi est ouverte au trafic voyageurs, électrifiée, bien desservie. Une même ligne, mais deux pays...

Il existe surement un grand potentiel de trafic voyageurs:
:arrow: Interurbain, entre Valenciennes et Charleroi;
:arrow: Périurbain, pour la desserte de St-Saulve, Onnain, Quarouble, Crespin depuis Valenciennes. C'est peuplé, mais le service actuel avec les bus n'est pas performant. Il faut compter 40min pour faire Valenciennes - Crespin avec des fréquences de 1 heure (  cause des branches multiples de la ligne 5).

Posté : mar. 21 nov. 2006 18:46
par Germoir
Le Soir a écrit :Quiévrain La réouverture de la ligne ferroviaire remise sur les rails

Mons-Valenciennes en train

Le dossier est en bonne voie, côté français. La population est consultée. Plusieurs scénarios à  l'étude.
mardi 21 novembre 2006, 05:32

Diverses études ont conclu à  la nécessité de briser l'absurde cul-de-sac ferroviaire dans lequel Mons et Valenciennes sont cantonnés. Depuis 1954, plus aucun train ne transporte les voyageurs entre les deux villes cousines. Et depuis 1992, tout transport de fret y est également interrompu. Côté français, Réseau Ferré de France (l'équivalent d'Infrabel, NDLR) vient d'achever une concertation préalable à  une enquête publique. « La réouverture de cette ligne est inscrite dans le contrat de plan Etat-région 2000-2006. Nous sommes partis à  la rencontre des communes concernées pour en informer leur population et recueillir le sentiment général. Nous pensons qu'autour de ce projet il y a un potentiel de l'ordre de 1.500 voyageurs par jour », estime Stéphane Leprince, chef du service des projets d'investissements pour RFF Nord-Pas de Calais-Picardie.

La barre des 40 millions

Des réunions publiques ont été organisées dans chacune des six municipalités françaises concernées par la réouverture. Pour l'heure, deux types de « remontées » ont été actées, en dehors des craintes classiques émises par les riverains. A Onnaing, les habitants et la municipalité sont demandeurs d'un arrêt. A Saint-Saulve, population et édiles souhaitent une modification du tracé. Le projet n'est pas figé. Plusieurs scénarios sont évoqués pour rétablir ce chaînon manquant de 32 km (dont 11 en territoire français). « La fourchette oscillerait entre 40 et 50 millions d'investissements, évalue M. Leprince. Mais nous allons réactualiser les études pour voir s'il n'est pas possible de descendre sous la barre des 40 millions. »

Dans les cartons, l'option qualifiée de « minimaliste » est de rétablir une desserte horaire entre Valenciennes et Mons avec arrêt à  Quiévrain. Les voyageurs français y embarqueraient alors dans un train belge qui assurerait le reste de la liaison outre-Quiévrain. « L'autre option, plus attractive, est sans rupture de charge, explique M. Leprince. On établirait une navette chaque heure en prolongeant jusqu'à  Valenciennes le service assuré par les trains belges qui s'arrêtent à  Quiévrain. » L'incompatibilité électrique serait contournée en adoptant le 3.000 volts continu (norme belge) sur le tronçon français. Ce qui éviterait d'acquérir du matériel roulant bimode, plus coûteux.

La finalisation des études d'avant-projet pourrait déjà  débuter en 2007. En cas d'accord et après enquête publique et appel d'offres, la réalisation des travaux prendrait 3 ans.

...

Des arguments durs comme fer


Le lobbying déployé par les villes partenaires du Rafael aurait été payant.

A retardement. En 1989 déjà , Jean-Louis Borloo portait ce dossier côté français. Chez nous, les syndicats n'ont jamais renoncé. Les arguments en faveur d'une réouverture de la ligne Valenciennes-Mons ne sont pas neufs. Ils ne manquent pas non plus.

D'abord, cette réouverture comblerait un déficit de transport collectif entre deux agglomérations qui pèsent ensemble 600.000 habitants. Actuellement, nonante minutes sont nécessaires pour accomplir à  pied, en bus et en train, les 35 kilomètres qui séparent les capitales des deux Hainauts. Inconcevable !

La liaison ferroviaire soulagerait aussi le trafic routier. Les usagers belges du rail profiteraient des connexions avec le TGV de Valenciennes, plus actif en direction de Paris que le Thalys. Et les Français, eux, se rapprocheraient des aéroports de Zaventem et Charleroi. Les deux zones sont également des pôles universitaires importants. Leur rapprochement contribuerait à  l'amélioration de l'offre de formation, à  l'augmentation du niveau général de formation et donc, par incidence, à  l'abaissement du taux de chômage.

Enfin, cette liaison ferroviaire, réclamée à  cor et à  cri depuis deux décennies, symboliserait enfin l'effacement définitif des frontières prôné par l'Europe. Les deux bassins de vie ont toujours été naturellement proches.

Depuis longtemps, les observateurs de ce dossier considèrent d'ailleurs que la liaison Valenciennes-Mons n'aurait jamais disparu si les deux villes avaient été situées dans un seul et même territoire national.

Posté : mer. 22 nov. 2006 13:38
par gato76680
Alors que c'est l'une des plus anciennes voies ferrées de France (et de Belgique) et l'une des 1es liaisons internationales. Sans doute à  cause du charbon qui se trouvait des 2 côtés de la frontière.

Posté : jeu. 23 nov. 2006 20:16
par Didier
Ca serait bien pratique aussi pour se rendre à  Crespin, où se situe Bombardier. Actuellement, la ligne de bus est catastrophique avec une fréquence d'une heure ! Les retards atteignent couramment 30min le soir. Le matin, les articulés sont blindés de gamines se rendant à  une école de coiffure. Bref, que du bonheur... Et 40min pour effectuer une dizaine de kilomètres.