Posté : dim. 07 déc. 2008 22:43
ça veut dire qu'après la crise on ne financera plus d'infrastructures si ça alourdit le déficit ?
Forum des Sites Amoureux des Routes & Autoroutes (et aussi de tous les autres modes de transport)
https://www.sara-infras.fr/forum/
Bah oui c'est ça les critères de Maastricht : pas plus de 3% de déficit.bzh-99 a écrit :ça veut dire qu'après la crise on ne financera plus d'infrastructures si ça alourdit le déficit ?
Ah mais je n'y suis pour rien !SebDau a écrit :Bah oui c'est ça les critères de Maastricht : pas plus de 3% de déficit.
Ca revient au même mais dit différemment... En gros, j'ai dit que ces financements venaient en plus de ceux prévu en 2009 et 2010. Donc ca veut dire que les financements de 2011, 2012, etc, seront versés en 2009-2010, donc en plus de ceux qui étaient déjà prévu pour cette période. Tu me suis.....???SebDau a écrit :Ce n'est pas ce que j'ai lu et entendu, y compris de la bouche du PR : la majeure partie des 26 milliards correspond à des anticipation sur les dépenses futures.Alexandre a écrit : Les 26 milliards annoncés viennent en plus des financements qui devaient être générés en 2009 et 2010.
On accélère donc simplement des investissements déjà prévus, donc ce qui sera dépensé cette fois-ci sera autant en moins pour les années suivantes.
L'Etat ayant recours à l'emprunt pour anticiper ces dépenses, le seul réel investissement partira donc dans les intérêts de ces emprunts quand il faudra rembourser au cours des années N+1 et N+2...
M. Sarkozy a aussi fait valoir jeudi qu'il ne s'agissait "pas de dépenser plus dans la durée, mais de dépenser plus vite ce qui aurait dû être étalé sur de nombreuses années, ce qui signifie que ces dépenses ne pèseront pas sur les déficits après 2010".
Le plan gouvernemental prévoit notamment de rembourser dès l'an prochain deux années de TVA aux collectivités locales ou d'accélérer le remboursement de 11,5 milliards d'euros dus par l'Etat aux entreprises.
Aussi, pour l'économiste Thomas Piketty, de l'Ehess et de l'Ecole normale supérieure, parler d'un effort financier supplémentaire de l'Etat pour relancer l'économie relève de la "manipulation comptable" car "l'essentiel des 26 milliards de dépenses annoncés étaient déjà prévus".
Pour lui, la part de dépenses nouvelles ne dépasse pas "2,3,voire 4 milliards" d'euros, avec notamment la prime à la casse de 1.000 euros ou le doublement du prêt à taux zéro.
On n'en dépensera pas moins, car il restera à rembourser le capital emprunté en 2009 et les intérêts (donc en fait ce sont ces intérêts seuls qui accroitront la dette).Enver a écrit :et donc qu'on dépenserait moins de fric dans deux ou trois ans...
Sauf à laisser filer l'inflation...SebDau a écrit :On n'en dépensera pas moins, car il restera à rembourser le capital emprunté en 2009 et les intérêts (donc en fait ce sont ces intérêts seuls qui accroitront la dette).Enver a écrit :et donc qu'on dépenserait moins de fric dans deux ou trois ans...
A la rigueur on peut dire qu'on investira moins de fric (car il ira aux créanciers), mais on en dépensera autant sinon plus avec les intérêts.
Ca ce n'est plus entre les mains de l'Etat français, mais entre celles de la BCE, qui est sensée prendre ses décisions en toute indépendance des gouvernements.G.E. a écrit : Sauf à laisser filer l'inflation...
sauf que ce qui creuse anormalement le déficit, ça ne sont pas les dépenses d'investissement, mais celles de fonctionnement, autrement dit les dépenses de personnel de l'État. Faudra-t-il que le développement des infrastructures de transport pâtisse de l'incapacité de l'État à se réformer (et probablement à se séparer des fonctionnaires devenus inutiles) ?SebDau a écrit :Bah oui c'est ça les critères de Maastricht : pas plus de 3% de déficit.bzh-99 a écrit :ça veut dire qu'après la crise on ne financera plus d'infrastructures si ça alourdit le déficit ?
L'idée étant que cette année justement on sort du budget prévisionnel et on explose exceptionnellement le déficit.
Ca c'est ton opinion.bzh-99 a écrit : sauf que ce qui creuse anormalement le déficit, ça ne sont pas les dépenses d'investissement, mais celles de fonctionnement, autrement dit les dépenses de personnel de l'État.
Et c'est la mienne aussi.SebDau a écrit :Ca c'est ton opinion.bzh-99 a écrit : sauf que ce qui creuse anormalement le déficit, ça ne sont pas les dépenses d'investissement, mais celles de fonctionnement, autrement dit les dépenses de personnel de l'État.
EuhBiglower a écrit :C'est vrai que quand on voit certaines dépenses de fonctionnement comme pour l'éducation, premier poste de dépense de l'Etat (avant ou après la dette je sais plus ?), et qu'on voit l'efficacité que ça a sur notre système éducatif quand on compare à d'autres pays, on se demande si l'argent n'est pas un peu mal utilisé et si on ferait pas mieux d'y dépenser un peu moins quitte à avoir les mêmes résultats. Car la réussite du système scolaire n'est pas proportionnel à l'argent qu'on y injecte.
Et même d'un point de vue économique, c'est vrai que des dépenses d'investissement sont plus efficaces que des dépenses de fonctionnement...
En matière routière, nous allons engager sans tarder trois projets autoroutiers pour un peu plus de 800 millions de travaux. L'A63 entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes ; l'A 150 entre Ecallès-Alix et Barentin et l'A355, autrement dit le « Grand contournement ouest de Strasbourg ». Des mandats ont été donnés aux préfets de région pour élaborer les plans de développement et de modernisation des itinéraires sur 2009-2013 . Il s'agit d'un ensemble d'opérations d'aménagement sur le réseau routier national pour lesquels l'Etat s'engagera à hauteur d'un milliard d'euros en 2009, soit 200 millions d'euros de plus que ce que nous avions initialement prévu et avec un effort particulier sur la sécurisation des tunnels. L'Etat accélèrera également les travaux d'entretien du réseau routier national pour 200 millions d'euros supplémentaires par rapport aux crédits prévus en loi de finances. Ces mesures permettront de faire travailler dès 2009, parce que beaucoup de ces projets sont prêts à démarrer, des PME régionales et locales sur l'ensemble du territoire français et elles permettront de donner de la visibilité sur les cinq prochaines années au secteur du bâtiment et des travaux publics. En matière ferroviaire, nous avons décidé de lancer trois actions de fond, d'abord nous allons accélérer les travaux préparatoires au lancement de la ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire (qui doit rapprocher la Bretagne de la capitale de près de quarante minutes) ; et de la 2ème phase de la ligne à grande vitesse TGV Est qui mettra enfin la capitale alsacienne et européenne à moins de deux heures de Paris. Nous allons accélérer la maintenance et la régénération du réseau ferré ainsi que les travaux d'accessibilité des gares, avec 250 millions d'euros supplémentaires. Nous avons demandé avec Dominique BUSSEREAU, à la RATP et à la SNCF d'engager immédiatement un plan d'investissement complémentaire respectivement de 450 millions d'euros et de 300 millions d'euros. Il s'agit de renouveler le matériel roulant ferroviaire, les matériels régionaux et interrégionaux de la SNCF, le RER et les métros de la RATP. Mais il s'agit aussi d'améliorer l'accessibilité des stations et des gares en les modernisant.