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Posté : lun. 12 mai 2008 15:39
par nanard
Auriom a écrit :Enver a écrit :Certes ...
Enfin bon ... une liaison TGV depuis l'Ile-de-France vers la Normandie qui ne serait pas sur une LGV, ça servirait à quoi ?
Peut-être à des liaisons intersecteurs desservant plusieurs gares de l'ouest parisien (d'où l'intérêt pour la région Ile-de-France) ?
Cela dit, je ne demande pas mieux que de me tromper et que la possibilité d'une LGV ne soit pas complètement exclue, même à très très long terme.

ouais enfin vu les distances, un projet de LGV ne sera sans doute jamais rentable, mieux vaut que les moyens financiers soit utilisés à des améliorations concrètes du réseau classique au lieux de tout temporiser dans l'espoir d'une LGV qui n'arrivera jamais :
Liaison directe Epône-Archère, Liaison Elbeuf-Lisieux,
augmentations de capacités là où c'est nécessaire, passage à 200KM/h (voire 220 ?)
Posté : lun. 12 mai 2008 18:10
par marsupilud
On ne sait pas vraiment où l'on en est dans ce projet, mais si le RER E est prolongé directement en tunnel à La Défense, le débat va être vite clos.
Si je comprends bien, le but est de créer des liaisons TGV Marseille <> Rouen via Lyon (LGV Med), Coubert (LGV PSE), Roissy CDG (LGV Interconnexion), Magenta (LGV Nord + futur saut de mouton de CDG Express + Faisceau Gare de l'Est), Haussmann St-Lazare (Tunnel RER E), Val de Seine (Faisceau Gare de St-Lazare), ainsi que pourquoi pas des Strasbourg <> Rouen basés sur le même principe.
Peut-on envisager cela en passant directement par La Défense sans surcharger le secteur ?
Posté : lun. 12 mai 2008 18:15
par Alexandre
La liaison TGV serait intéressante pour les liaisons Province-Province, ou bien pour décharger la LGV Atlantiques vers la Bretagne. Mais il est clair que ce projet n'est pas prioritaire, comparé à l'amélioration de l'infrastructures existantes.
Posté : lun. 12 mai 2008 18:53
par marsupilud
En fait, j'imagine bien le truc sans nouvelle LGV, mais, en effet, juste une mise à 220 de la ligne existante, pour prolonger les services TGV de Strasbourg et Marseille vers la Normandie. On pourrait même imaginer un Bordeaux <> Rouen.
Posté : lun. 12 mai 2008 21:11
par Alexandre
marsupilud a écrit :En fait, j'imagine bien le truc sans nouvelle LGV, mais, en effet, juste une mise à 220 de la ligne existante, pour prolonger les services TGV de Strasbourg et Marseille vers la Normandie. On pourrait même imaginer un Bordeaux <> Rouen.
Et aussi une liaison vers Paris quand même...
Posté : mar. 13 mai 2008 11:21
par Auriom
La simple amélioration des lignes existantes n'étant pas directement citée dans le projet de loi post-Grenelle, ça commence (un peu) à râler.
L'Agence normande d'information a écrit :La Normandie ferroviaire, encore oubliée dans la future loi du Grenelle de l'Environnement
Le projet de loi relatif a la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement que vient de présenter Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable, et de l'aménagement du territoire comprend parmi ses 47 articles,
des dispositions qui devraient concerner directement la Normandie, dans le domaine des transports. Mais il n'est pas sûr que leur appréciation dans la région sera à la hauteur de l'enthousiasme affiché par le ministre et ses collègues secrétaires d'Etat, Nathalie Kociusko-Morizet et Christian Blanc, lors de leur présentation à la presse.
Il s'agit de l'annonce de
l'interconnexion Sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France qui pourrait améliorer la liaison Normandie - Méditerranée par TGV et du « prolongement d'Eole vers la Normandie », ce qui revient à remettre en selle le projet Eleonor (*) défendu les régions normandes. En revanche, il n'y a rien d'inscrit dans le volet "Les transports durables de marchandises", article 10 du futur projet de loi, sur les grands axes ferroviaires dont est totalement absente la Basse Seine et ses ports.
Nul besoin de prédire le scepticisme d'Alain Le Vern, président (PS) du conseil régional de Haute-Normandie, habitué à ruer dans les brancards contre un Etat qui, répète-t-il, délaisse la Normandie. Mais si on reprend mot pour mot la réaction en février d'Antoine Rufenacht commentant des propos de Jean-Louis Borloo dans Le Figaro, on imagine que la déception est générale, à droite comme à gauche. Le maire UMP du Havre se demandait « comment la Normandie toute entière, comment l'agglomération et le port du Havre, comment l'axe séquanien qui, de l'avis de beaucoup de spécialistes, constitue le débouché maritime indispensable pour faire de Paris une véritable "ville monde", peuvent-ils être laissés à l'écart d'un programme ambitieux de développement de lignes ferroviaires de qualité ? ».
Deux mois plus tard, la carte ferroviaire qui ressort du projet de loi est identique à celle qu'avait dessinée M. Borloo en février. La plupart des projets de lignes à grande vitesse de la loi sont déjà programmés et des appels d'offres sont même lancés, le dernier en date étant celui de la ligne "Sud Europe Atlantique" (Tours - Bordeaux, 300 km) lancé par RFF le 13 février jour de la publication de l'article du Figaro qui avait « exaspéré » M. Rufenacht. Autrement dit, la loi n'ouvre pas de perspectives nouvelles mais entérine ce qui a déjà été décidé.
Par déduction,
les régions normandes devront se satisfaire d'un engagement très général inscrit pour mémoire en bas du futur Article11 : «
Les grandes villes qui resteraient à l'écart du réseau à grande vitesse verront la qualité de leur desserte améliorée en termes de vitesse et de confort, notamment par l'aménagement des infrastructures existantes et le cas échéant dans le cadre de missions de service public via un système de péréquation. »
La mention "Normandie" figure uniquement dans l'article 13 qui concerne spécifiquement la région... Ile-de-France : « Un programme renforcé d'équipement en transports collectifs visera à accroître la fluidité des déplacements, en particulier de banlieue à banlieue. Un projet de rocade structurante par métro automatique sera lancé après concertation avec l'autorité organisatrice,
la ligne Eole sera prolongée vers la Normandie et la ligne 13 du métro parisien sera rénovée. L'Etat et la collectivité régionale définissent régulièrement et en concertation les actions prioritaires. »
Le rêve passé d'Eléonor
Le projet Eléonor qui figure toujours dans les cartons de RFF consiste à utiliser la ligne E du RER, dite "Eole", qui dessert l'est parisien, la gare de l'Est Magenta et la gare Saint-Lazare, pour créer une liaison directe entre la Normandie et Roissy - Charles De Gaulle. Actuellement limité à l'ouest à la station Hausmann - Saint-Lazare,
Eole serait étendu vers Mantes-la-Jolie, La Défense, Versailles Rive Droite, Saint-Nom-la-Bretèche comme le prévoyait le projet d'origine.
Le projet Eléonor souffre de
deux handicaps : la réalisation de la jonction entre les lignes venant de l'ouest parisien et Eole sans cesse ajournée en raison de
son coût (535 M€ en 2000), l'
obligation d'acquérir des rames "grandes lignes" capables de s'insérer dans le trafic des RER, avec des temps de montée et descente des voyageurs identiques à ceux du RER (coût non évalué).
Pour donner au projet toute son efficacité, il était convenu de
mettre à 4 voies la ligne actuelle entre Mantes et Epône et créer une ligne nouvelle entre Epônes et Achères (évalué à 600 M € en 2000). On notera que ce dernier volet qui est de toute façon indispensable à l'amélioration durable des relations Normandie - Paris, ne figure pas dans le projet de loi du Grenelle de l'Environnement.
Le problème de l'insertion des rames grandes lignes dans un tunnel RER, voilà un point que je ne connaissais pas encore. Quid,
a fortiori, d'un TGV ?
Posté : mar. 13 mai 2008 22:22
par marsupilud
Pour ma part c'est un problème dont je supputais l'existence dès le début. Techniquement, c'est comptatible, niveau voie, gabarit et caténaire. Les seules restrictions physiques viendront peut-être du rayon des virages prévus (mais dans le E je crois qu'on a prévu large) et des rampes (là je ne sais pas ce qui a été fait).
Côté station, elles sont grandes, très grandes mêmes, mais je doute qu'elles puissent quand même accueillir une rame TGV entière, fusse Réseau ou PSE.
Les autres problèmes viendront de la régulation ; s'il s'agit d'insérer un train par heure, c'est certainement jouable, au-delà je sens le souk permanent. Bien entendu, et sans quoi le débat ne serait pas possible, l'exploitation du E est intégrale SNCF. Pour ce qui est des temps d'arrêts en station, je vais être plus direct dans la réponse : est-il nécessaire d'avoir, pour la Normandie, l'inestimable privilège, de les desservir directement par le TGV ? Un premier arrêt peut être à Mantes, puis le suivant à Roissy : les trains qui vont à Roissy depuis Bordeaux, Lille ou Lyon ne desservent pas le centre de Paris !
Posté : mer. 07 janv. 2009 18:36
par Auriom
Dominique Bussereau présentera en mars un plan d'amélioration des liaisons ferroviaires vers la Basse-Normandie.
Objectif : Paris-Caen en 1h30 (1h47 au mieux actuellement, pour quelques rares trains) :
Le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire a écrit :Dominique Bussereau présentera un plan global d'amélioration de la desserte de la Basse-Normandie
Comme il s'y était engagé lors de la discussion de la loi Grenelle à l'Assemblée Nationale en octobre dernier, Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d'Etat chargé des transports, a reçu le mardi 6 janvier les élus de Basse-Normandie afin de faire le point sur la desserte ferroviaire de leur région.
L'ensemble des participants ont estimé les services ferroviaires entre Paris et la Basse-Normandie ne répondaient pas actuellement aux attentes des voyageurs en termes de vitesse, de régularité et de confort.
Une amélioration de la desserte Paris-Caen-Cherbourg est donc nécessaire et devrait poursuivre plusieurs objectifs :
- Réduire le temps de parcours entre Paris et Caen à 1h30 ;
- Accroître la fréquence des trains aujourd'hui limitée à la traversée de la région parisienne,
- Améliorer structurellement et durablement la régularité
- Développer les circulations TGV au départ de la Normandie vers les autres régions françaises.
Une attention particulière devra être également portée à la ligne Paris-Granville, ainsi qu'à la ligne Caen-Le Mans qui permet une ouverture de la région vers le Sud.
Dominique BUSSEREAU a indiqué aux élus qu'il leur présenterait un plan global d'amélioration de la desserte de la Basse-Normandie à l'occasion d'un déplacement qu'il effectuera à Caen en mars prochain.
Ce plan présentera les opérations retenues par l'Etat à moyen et long terme avec la participation des collectivités locales, ainsi que leur calendrier de réalisation. Ce plan sera construit en cohérence avec les décisions qui seront prochainement arrêtées sur le développement des transports collectifs en Ile de France et avec les travaux en cours dans le cadre de l'élaboration du schéma national des infrastructures de transport.
Un comité de pilotage chargé de la mise en œuvre des décisions prises sera mis en place et les discussions sur le financement des opérations pourront être engagées.
Bref, on améliore la traversée des Yvelines, les collectivités paient et on n'exclut pas de faire une connexion au réseau TGV via Le Mans ou Tours.
Plan rail pour la Basse-Normandie
Posté : mar. 07 avr. 2009 16:50
par Auriom
Et voilà ! (On en parle aussi
là puisque liaison vers la Normandie et tunnel d'EOLE sont liés.)
Les Echos a écrit :Une ligne nouvelle pour améliorer la desserte de la Normandie
Le secrétaire d'Etat aux Transports a annoncé hier un grand plan d'amélioration de la desserte ferroviaire bas-normande. Quatre milliards d'euros seront engagés d'ici à 2020 sur le Paris-Caen-Cherbourg
De notre correspondant à Caen
Pannes, incidents, encombrements... Les retards sur les deux grandes lignes de Basse-Normandie (Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville) sont nombreux et réguliers. Toutes tendances politiques confondues, les élus bas-normands, relayant les usagers, font remonter depuis des mois le mécontentement, allant même jusqu'à suspendre les paiements de la région à la SNCF ("Les Echos" du 15 janvier).
Lors des assises ferroviaires régionales du transport ferroviaire, tenues le 23 mars dernier à Caen, Laurent Beauvais, président PS de la Basse-Normandie, avait prévenu : "La région est prête, dès les cinq prochaines années, à tripler son effort financier en le portant à 750 millions d'euros. Au regard de ce geste sans précédent, j'en appelle à l'Etat pour que ce plan Rail devienne réalité." "Venu faire le point sur ce qui ne va pas", Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, a annoncé hier à Caen un projet prioritaire d'accroissement de la capacité et de la qualité de la desserte de la ligne Paris-Caen-Cherbourg, avec la réalisation d'une première étape dès 2015. "Nous allons mobiliser 3 milliards d'euros afin de créer une ligne nouvelle entre Mantes et Nanterre, dédiée aux trains normands directs avec Paris Saint-Lazare. Les études seront lancées dès cette année, le projet devant voir le jour autour de 2020, ce qui est hyper-volontariste", a déclaré Dominique Bussereau.
Séparer les circulations
Face à l'encombrement des lignes en Ile-de-France, qui perturbe et retarde les trains normands, cette future ligne, utile aussi aux trains venant de Haute-Normandie, viendra séparer les circulations rapides et lentes, permettant une augmentation substantielle de la desserte de cet axe, actuellement en limite de capacité.
D'autre part, 1 milliard d'euros permettra de rectifier les sinuosités du tracé entre Bernay, Evreux et Mantes. "Notre objectif est de relier Caen à Paris en 1 heure 30 et Cherbourg à Paris en 2 heures 30", a ajouté le secrétaire d'Etat.
Un effort sera également porté sur l'axe Paris-Granville (objectif 2 heures 30 de trajet) avec l'aménagement de doubles voies (100 millions d'euros) afin de renforcer, là encore, la régularité de la ligne. Le renouvellement des matériels sera encouragé. "Les choses ont bougé, l'effort est parti", s'est réjoui Laurent Beauvais. "Pour accélérer la réalisation de ce plan, il faudra faire appel aux fonds privés, étant donné la rareté des fonds publics", a souligné Alain Lambert, sénateur UMP et président du Conseil général de l'Orne.
Philippe Legueltel
Avec aussi cet encadré :
Les Echos a écrit :Le projet Mantes-Nanterre conforte le projet Eole
Prolongement. L'annonce de la construction d'une ligne nouvelle entre Mantes et Nanterre conforte le projet de prolongement de la ligne de RER Eole entre la gare Saint-Lazare et le quartier d'affaires parisien de la Défense. L'utilité de ce prolongement en tunnel, évalué à 1 milliard d'euros, prévu pour déboucher lui aussi à Nanterre, a été mise en cause, pour son coût et sa capacité à décharger réellement la ligne A du RER. Toutefois, le projet, qui figure dans le plan de mobilisation de 18,6 milliards d'euros pour les transports lancé par la région Ile-de-France, semblait retrouver grâce ces derniers temps au sein du gouvernement. Le président socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France ne s'y est pas trompé : au moment où Dominique Bussereau annonçait le lancement de Mantes-Nanterre, Jean-Paul Huchon faisait savoir qu'il avait demandé à être reçu par Nicolas Sarkozy afin de le sensibiliser à l'importance de son plan de mobilisation pour les transports.
Ces annonces d'hier viennent couronner un grand barnum autour du ferroviaire en Basse-Normandie qui a duré tout le premier trimestre, avec notamment la tenue des
1ères assises régionales du transport ferroviaire qui faisaient suite à des comités de ligne dans tous les sens et des ateliers régionaux.
Mais au final, que retient-on surtout ? Que Guillaume Pépy (SNCF) et Dominique Bussereau (Etat) sont venus faire des salamalecs après que le conseil régional avait suspendu temporairement ses paiements au titre du TER. L'art du rapport de force !
(En revanche, on n'entend plus beaucoup la Haute-Normandie.

)
Re: Plan rail pour la Basse-Normandie
Posté : mar. 07 avr. 2009 16:53
par super5
Auriom a écrit :
(En revanche, on n'entend plus beaucoup la Haute-Normandie.

)
Alain le Vern croit avoir la paix avec ses TER 2N NG mais il n'en n'est rien ! Le cadencement a aggravé les choses pour certains.
Est-ce que cette nouvelle ligne profitera aussi aux CIC Paris-Rouen-Le Havre ?
Re: Plan rail pour la Basse-Normandie
Posté : mar. 07 avr. 2009 16:57
par Auriom
super5 a écrit :Est-ce que cette nouvelle ligne profitera aussi aux CIC Paris-Rouen-Le Havre ?
Oui, car c'est à Mantes que les deux lignes se séparent.
Dans l'ancien projet Normandie-Val-de-Seine (qui prévoyait peu ou prou la même chose), il était donc logiquement prévu que les deux régions (enfin, les trois, avec l'Ile-de-France) financent.
Peut-on imaginer qu'Alain Le Vern se soit désengagé ? Ce serait assez fort...
Re: Plan rail pour la Basse-Normandie
Posté : mar. 07 avr. 2009 17:00
par super5
Auriom a écrit :super5 a écrit :Est-ce que cette nouvelle ligne profitera aussi aux CIC Paris-Rouen-Le Havre ?
Oui, car c'est à Mantes que les deux lignes se séparent.
Dans l'ancien projet Normandie-Val-de-Seine (qui prévoyait peu ou prou la même chose), il était donc logiquement prévu que les deux régions (enfin, les trois, avec l'Ile-de-France) financent.
Peut-on imaginer qu'Alain Le Vern se soit désengagé ? Ce serait assez fort...
Surtout à un an des régionales ...
(d'ailleurs c'est Bruno Le Maire qui convoite la région HN)
Posté : mar. 07 avr. 2009 17:03
par Auriom
Autre chose : dans l'article d'
Ouest-France cité
là , on lit ceci :
Ouest-France a écrit :Quatre milliards. C'est l'investissement nécessaire pour gagner ces vingt minutes. En particulier pour résoudre le problème de l'arrivée dans la région parisienne, le réseau étant engorgé. « On va construire une ligne nouvelle entre Mantes et Nanterre », dévoile Dominique Bussereau. Coût estimé : « Trois milliards d'euros. » Cette portion, longue de 30 à 40 km, sera dédiée aux trains venant de Haute et Basse-Normandie. Si les futures rames en sont capables, elles « pourraient approcher la grande vitesse » sur ce tronçon.
"Approcher la grande vitesse", donc. Ca veut dire un (presque) classique 220 ou ça veut dire plus ?
Posté : mar. 07 avr. 2009 17:38
par gavatx76
Mais au final, que retient-on surtout ? Que Guillaume Pépy (SNCF) et Dominique Bussereau (Etat) sont venus faire des salamalecs après que le conseil régional avait suspendu temporairement ses paiements au titre du TER. L'art du rapport de force !
(En revanche, on n'entend plus beaucoup la Haute-Normandie. )
(Pepy ne venait pas à Rouen en train aujourd'hui?)
Posté : mar. 07 avr. 2009 18:38
par christopher
4 milliards, ne vous semble pas un peu cher au regard de l'enjeu ?
Posté : mer. 08 avr. 2009 09:10
par florentr
Ce ne sont pas des travaux en pleine campagne donc ils coûtent forcément assez cher (notamment eu égard au projets du STIF). NB : ce ne sont pas 4 milliards mais 3 milliards qui sont annoncés pour ces 30-40 kilomètres. On verra.
En tout cas l'Etat ne peut pas d'un côté participer au financement (coûteux) des TGV et d'un autre côté délaisser complètement régions qui n'en disposent pas. Il ne faut pas penser qu'au temps de trajet (même si 20 minutes c'est déjà pas mal), il faut aussi régler les problèmes de régularité. Pour les Normands, la régularité se dégrade depuis des années à cause du développement du trafic en Ile de France.
Posté : mer. 08 avr. 2009 15:21
par gavatx76
Effectivement, 3 milliards, mais bien 4 de Paris à Cherbourg:
http://www.paris-normandie.fr/index.php ... ap_a_l_Est
(L'article commence bien pour les adeptes de faire les différents repas du jour à des centaines de km. de distance, serait-il écrit par des membres de ce forum

)
Posté : mer. 08 avr. 2009 17:53
par super5
Enver a écrit :gavatx76 a écrit :Effectivement, 3 milliards, mais bien 4 de Paris à Cherbourg
Oui, il y a un milliard pour rectifier la ligne de Mantes à Bernay, ce qui n'est pas pour rien ...
Ne serait-il pas moins coûteux de tracer une voie rectiligne de Chaufour à Evreux via Pacy ?
Posté : mer. 08 avr. 2009 18:02
par glouby
Il parle d'une liaison Normandie-Strasbourg via CdG.
Puis ensuite embraye sur la Bourgogne et Dijon.
Je comprends pas bien l'article.
Posté : mer. 08 avr. 2009 18:32
par Auriom
Il s'agit de l'expérimentation à partir du 5 juillet de deux liaisons quotidiennes :
- Le Havre - Rouen - Mantes - contournement de Paris par le Nord - Roissy - Strasbourg (et retour) ;
- Cherbourg - Caen - Evreux - Mantes - contournement de Paris par le Nord - Roissy - Marne-la-Vallée - Dijon (et retour).
Le hic, c'est le passage par la grande ceinture au nord de Paris, qui fait perdre beaucoup de temps (avec notamment un rebroussement entre Stains et Bobigny). Du coup, on peut un peu craindre de renouveler l'échec du TGV Cherbourg-Lille il y a une dizaine d'années.
Mais les deux régions normandes tiennent tellement à leur accès au réseau TGV... (Accès que la Haute-Normandie avait déjà un peu grâce au Le Havre-Marseille quotidien, qui lui fonctionne très bien.)