Re: CPER 2015-2020
Posté : mar. 14 avr. 2015 18:08
Il me semblait pas qu'il y avait autant...
Forum des Sites Amoureux des Routes & Autoroutes (et aussi de tous les autres modes de transport)
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La Nouvelle République du Centre Ouest a écrit :Le Limousin s’entête sur la LGV
2 mai 2015
De gros crédits sont affectés pour la LGV Limoges-Poitiers.
Le contrat de plan (441,22 ME contractualisés) qui sera signé fin mai, par François Hollande et la région Limousin, est consacré à plus de 43 % à la « mobilité multimodale », c’est-à-dire au rail et aux routes. Ainsi, bien que le projet soit très contesté au sein même de la Région, les études post-DUP de la ligne LGV Limoges-Poitiers vont mobiliser 29,4 ME (18,9 ME de l’État, 10,5 ME du Limousin). Ce, alors que cette LGV constituerait un enclavement supplémentaire pour une grande partie de la population limousine de par son éloignement, les tarifs des titres de transport et l’impact négatif que la LGV aurait inévitablement sur les dessertes Polt (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). L’exécutif régional considère la LGV indispensable au développement de Limoges Métropole – agglomération dont le président est également président du conseil régional – et ne craint ni le coût des travaux d’aménagement, ni le déficit chronique de fonctionnement du barreau.
Il semble également négliger la ligne Polt. En effet, celle-ci ne se voit attribuer que 25 ME (23 ME, État ; 2 ME, Région), somme qui s’ajoute toutefois aux 500 ME que la SNCF a prévu d’investir sur cette ligne, dont 130 ME dans la traversée limousine. Dans son analyse du CPER, le Conseil économique et social du Limousin relève que les plus importants investissements sont concentrés en Haute-Vienne et s’inquiète de la solidité des engagements du CPER dans le cadre de la future grande région, même si les autorités locales veulent signer les conventions dans les meilleurs délais afin de « sanctuariser » les crédits au bénéfice du Limousin. Raison pour laquelle la signature du CPER a été avancée de juin à mai, le président de la République prévoyant de venir spécialement en Limousin.
Plus de 257 M€ de crédits seront dédiés au financement d’infrastructures routières, ferroviaires et des modes de transports doux et durables. Au niveau routier, les désenclavements des agglomérations du Puy-en-Velay (RN 88), de Brioude (RN 102), d’Aurillac (RN 122) et de Vichy (RN 209) sont notamment à l’ordre du jour pour cette période 2015-2020.
Du côté du rail, la poursuite de la modernisation de l’axe Clermont-Ferrand / Paris et l’amélioration du nœud ferroviaire de Clermont-Ferrand (gare et accès ferroviaires) sont prévus, ainsi que des études préparatoires pour la future Ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Orléans-Clermont-Lyon. Sur les lignes régionales, des efforts supplémentaires seront concentrés sur la ligne Le Puy-en-Velay / Saint-Etienne et sur la ligne des Cévennes. Des itinéraires cyclables seront également soutenus dans le cadre du CPER.
Certes, mais Vichy, bien que légèrement plus peuplée puisque c'est la deuxième aire urbaine auvergnate, n'est pas autant enclavée que Le Puy, Aurillac ou même Brioude. L'agglomération vient d’ailleurs de bénéficier de la mise en service de l'A719 et est correctement reliée à la RN7 (la traversée de Billy pose problème uniquement dans le sens nord-sud) et à l'A89 (ex-A72) au niveau de Thiers-Ouest. Pas vraiment d"urgence à Vichy alors que la situation devient préoccupante au Puy et carrément critique à Aurillac. Je n'évoque pas non plus le volet ferroviaire : Vichy est la gare auvergnate la mieux desservie après Clermont-Ferrand même sans tenir compte de St-Germain qui est à Vichy ce que Fleury-les-Aubrais est à Orléans, ce que St-Pierre-des-Corps est à Tours ou ce que Saincaize est à Nevers. Rien à voir avec la situation catastrophique des gares d'Aurillac et du Puy.G.E. a écrit :C'est surtout Le Puy, Aurillac et Arvant qui recevront des crédits permettant un engagement ou une finalisation des travaux. Vichy n'aura droit, comme toujours, qu'à des études.
C'est par ici : http://www.cantal.gouv.fr/rn-122-deviat ... a2935.htmlGilles a écrit :Quel est le projet pour la RN122 ?
Il va falloir terminer le chantier de la rocade. On n'en voit plus le bout.Gilles a écrit :Et pour la RN88 au Puy ?
État et Région : 1,2 milliard d'euros pour 2015-2020
C'est la somme que les deux partenaires vont engager dans le cadre du contrat de plan. La moitié de ce montant sera consacrée en majorité à l'investissement dans l'amélioration des transports régionaux.
La mise à deux fois deux voies des 162 km de la RN164, entre Montauban-de-Bretagne et Châteaulin, avance doucement, mais elle avance, tronçon par tronçon (voir infographie ci-dessous). La poursuite de ce chantier fait partie du plus important des quatre volets du Contrat de Plan Etat-Région, le CPER 2015-2020. En 2020, tout devrait être en cours de travaux ou terminé, sauf le secteur de Mûr-de-Bretagne.
Irrigation économique
De façon très symbolique, c'est donc à Montauban-de-Bretagne que Patrick Strzoda, préfet de Région et Pierrick Massiot, président de la Région, ont décidé de signer, hier midi, ce document. C'est en effet sur cette commune que se déroulent actuellement les travaux des 5,5 km du futur raccordement entre la voie express Rennes-Saint-Brieuc et la fameuse RN164.
« Lorsque cette porte vers la Bretagne centrale sera ouverte, à la mi-2017, le cap des 100 km de quatre voies sur la RN 164 sera dépassé, s'est félicité Pierrick Massiot. Cette route doit contribuer à l'irrigation économique du territoire breton. »
Pour le préfet, il s'agit « d'un chantier emblématique de la volonté de l'État de maintenir ses investissements pour désenclaver la Bretagne, malgré la rigueur budgétaire ».
Ce dernier a rappelé que « ce CPER est l'aboutissement d'une démarche qui a commencé dans la douleur à l'automne 2013 et qui a abouti au Pacte d'avenir pour la Bretagne signé en décembre 2013 en présence de Jean-Marc Ayrault ».
C'est donc 1,2 milliard d'euros (594 millions pour l'État et 603 millions pour la Région) qui vont être mobilisés sur six ans. Auxquels il faudra ajouter les financements des Départements et des communautés de communes, ainsi que les fonds européens, notamment dans le domaine agricole et agroalimentaire. « Un potentiel de 3 milliards d'euros de crédits publics mobilisés » insiste le document remis à la centaine d'élus présents.
Un montant que Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d'Armor et candidat déclaré à la présidence de Région, absent hier à Montauban, a tenu à minimiser, dimanche soir, veille de la signature, dans un communiqué. « Nous subissons les conséquences de l'effondrement budgétaire de l'État, déclare-t-il. Il s'agit d'un contrat banal avec l'État, loin des promesses. »
Les transports d'abord
Ce CPER s'articule autour de quatre volets. Le plus important concerne « la mobilité multimodale » (le train avec la ligne à grande vitesse Paris-Rennes en 2017 et la poursuite de la modernisation du réseau routier). Il consommera plus de 50 % de l'enveloppe globale (267 millions pour l'État et 416 millions pour la Région).
On trouve ensuite le volet « enseignement supérieur et recherche » : 130,5 millions pour l'État et 60,4 millions pour la Région. Le chapitre de la « transition écologique et énergétique » bénéficiera de 115,4 millions de l'État et de 103 millions de la Région.
Enfin, le volet territorial (contrats de pays, développement du numérique et soutien à l'emploi) héritera, tous financements confondus, de 117 millions d'euros.
Reste à mettre en musique tous ces engagements financiers « au plus près des porteurs de projet » ont répété hier les deux signataires.
Égoïste !lucienmathurin a écrit : Les montants engagés pour ma modernisation du réseau routier sont les plus élevés de France.