les biocarburants, un pourcentage est réaliste mais permettrait seulement de prolonger là encore, un remplacement pur et simple du pétrole une utopie : on a pas assez de surfaces cultivables...
Mais si : on accélère artificiellement le réchauffement climatique pour rendre cultivables des terres en Russie et au Canada. On déboise à mort, on fait pousser du colza à mort, on met fin au pétrole, et on se débrouille pour que le réchauffement se stabillise est c'est gagné.
Plus sérieusement je pense qu'en combinant pile à combustible, biocarburants, GPL, electricité + essence et diesel ordinaire on pourrait tenir. il faudrait cependant pour cela réduire le nombre dautomobiles en circulation, et pourtant niveau motorisation, à part en Amérique du Nord et en Europe où on en est au pic et où on devrait s'orienter vers la baisse, le taux reste très faible en Asie ou en Afrique... On aura bien sûr jamais 2 voitures par foyer en Chine, mais rien qu'avec 500.000.000 de véhicules il y a de quoi se tirer une balle.
Et puis bon, on peut encore laisser leur chance aux bio-carburants : les progrets effectués ces 20 dernières années le montre : on peut augmenter le rendement, diminuer la consommation, la part de carburants fossiles, etc... Et puis la France, histoire d'être chauvin, pourrait y être gagnante niveau agriculture : colza, mais, tournesol ... Tout ça pousse sans problèmes en métropole, il y a de la surface cultivable de très bonne qualité, et une demande pour les BC qui sera en augmentation dans les 100 prochaines années...
Maintenant j'espère que vous voyez ou je veux en venir : arrivera-t-on à réussir la transition technologique à temps ?? C'est loin d'être gagné... Il y a beaucoup de si...
De toute évidence, on a commencé assez à la bourre : il aurait fallu amorcer ce mouvement dès le 1er choc pétrolier, il y a 30 ans. Pour autant si on le fait pas maintenant on va droit au désastre, et ça les chinois en sont par exemple conscients. Mais il est temps que des mesures soient prises sur le plan national par exemple : surtaxe voire interdiction des véhicules à la conso déraisonnable (on peut mettre un moteur de Scenic dans une Mercedes S600, elle roulera encore), bridage des véhicules via GPS, diminution du nombre de courses automobiles, frein à l'étalement urbain, politique de transports en commun plus volontariste ... Ca sera quasiment à la limite du liberticide, mais aux grands maux les grands remèdes. Et tant qu'à faire, autant être autodépendant ou peu s'en faut : le Brésil ou la Suède l'ont bien compris. Il faut pouvoir tourner un tant soit peu le dos à l'OPEP : l'UE dispose de terres cultivables en grande quantité, est autodépendante voire exportatrice en produits alimentaires, possède des surfaces boisées peu sensibles pouvant être défrichées si besoin est... Si il y a une bonne prise de conscience au niveau européen dans les 5 prochaines années ça peut passer sans problème. Après là où ça fera très mal, ce sera inévitablement en Chine, et surtout en Afrique, où le taux de motorisation va explsoer dans les 25 prochaines années, mais où on ne trouvera selon toute vraisemblance que du pétrole à vil prix, où alors des BC pour des véhicules qui ne seront pas adaptés pour...
Pourquoi dépenser des ressources dans des infrastructures éventuellement vouer à l'inutilité à moyenne échéance ?
C'est bien le problème qui se pose actuellement pour des autoroutes dont l'intérêt ne répond pas à un besoin urgent et qui présentent des alternatives crédibles (au hasard A65, A51, A45, A29, A85), ou alors pour des plans ultra-routier (comme en Vendée). La différence en TEP consommé pour un trajet d'une personne sur 500kms en voiture à faible consommation ou en TGV reste énorme. Sans parler de la différence train/avion (quand je vois des low cost à moitié vide décoller grâce à des subventions locales qui pourraient permettre d'acheter des TC ça m'horripile quelque peu ...).
Pourquoi ne pas utiliser ces ressources dans la recherche (fusion...) ou des infrastructures plus pérennes (voie ferrée) qui permettrons un certain maintien de vie économique ?
C'est ce qui commence à être fait en IDF avec un bon rééquilibrage TC-route (où encore quelques projets peuvent passer au pilon). Orbitale, la ceinture de tramways, le RER E ... Si ça peut déjà faire 50000 voitures de moins par jour ce sera déjà un succès.
Parce que il y a un autre risque : en cas de d'augmentation catastrophique du cours du Brut, et donc du cours de l'énergie tout un pan entier de notre économie s'écroulerai, hypothéquant tout d'abord notre niveau de vie, et nos... moyens de recherches !!!
Je pense personnellement pas que ça s'effondrera rapidement et que d'un jour à l'autre il n'y aura plus une goutte de pétrole : l'OPEP va certainement faire monter doucement les cours et faire des stocks, et on finira en 2050 avec un baril à 250-300 dollars. Ce sera un atterrisage un peu rude, mais pas un crash. On peut continuer au rythme actuel de consommation pendant au minimum 30 ans.
Il faut aussi noter que je pense pas qu'il y ai moyen de maintenir 8 milliards d'êtres humain sur cette planète sans pétrole avec les technologie et les ressources actuelles -> vous voyez ou je veux en venir ?
Les inégalités ne vont pas s'arranger, sauf si effectivement crash il y aura (dans ce cas, âge de pierre pour tout le monde

). Ce qui est sûr c'est que les plus au point techniquement et ceux dépendant le moins du pétrole (Madagascar consomme seulement 12000 barils par jour, une misère) s'en tireront le mieux. Entre les deux par contre ...
Ta réflexion est tout à fait pertinente et elle représente un débat de société qui doit être conduit à une échelle la plus large possible (France, Europe, Monde si possible).
Bien entendu. Il faut avant tout une politique européenne commune à ce sujet. On devrait d'ailleurs je pense commencer à envisager des négociations avec la Russie pour faire rentrer le district ouest ( l'ouest de la ligne de l'Oural donc) dans l'UE. Ils diposent de réserves énergétiques et de terres cultivables certaines, et l'UE pour eux serait sans doute assez bénéfique.
Ramener une réflexion aussi fondamentale et déterminante pour les prochaines décennies en se focalisant sur la Vallée du Rhône où les enjeux sont immédiats et caricaturaux (saturation routière), c'est ridicule.
Evidemment, il faut un débat national ou européeen, mais le cas de la vallée du Rhône peut devenir un cas d'école pour le futur : ce qu'il faut faire ou ce qu'il n'aurait pas fallu faire, selon l'issue du débat. Or d'une je trouve qu'il y a légèrement trop d'autoroutes prévues, de deux pas assez de transports collectifs. Bref si on se base là dessus pour échaffauder les stratégies futures on est mal barrés.
Pire, celà décridibilise le message porté par le Débat car il faudra bien construire un ensemble d'autoroutes alors que celles-ci sont décriées dans les communiqués grand public !
Peut-on être effectivement sûr qu'il faudra bien ? Aménager en voie express les principaux axes, dévier des points noirs impossible à résoudre autrement, d'accord, mais à nouveau il faut savoir poser une limite : la France aura 75 millions d'habitants en 2050, il lui faut certes un réseau d'autoroutes en conséquence, mais bon ... Le plan du réseau national préfigure les voies autoroutières + voies express à l'horizon 2030. c'est je pense là où il faudra s'en tenir. Des plans comme le plan routier Breton ont pu être utie en leur temps, mais on va pas doter la Bretagne et la France d'un réseau à la néerlandaise, c'est un non-sens...