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Posté : mar. 07 juin 2005 16:46
par Auriom
Merci !

C'est vrai que 4 liaisons quotidiennes, ça ne fait pas encore vraiment autoroute ferroviaire...

Une question subsidiaire : entre le Translohr et Modalohr, l'entreprise alsacienne serait-elle la championne des solutions-alternatives-qui-doivent-encore-faire-leurs-preuves ? :twisted:

Posté : mar. 07 juin 2005 16:59
par G.E.
Tout tient dans le "lohr" final de leurs inventions... :wink:
Je crois que c'est une ville allemande...

Posté : mar. 07 juin 2005 17:06
par Auriom
Exact, Lohr-am-Main, à  environ 80 kilomètres à  l'est de Francfort.
Mais l'argument ne tient pas : au regard du gigantesque trafic fluvial qui passe dans cette ville (liaison Rhin-Danube), on peut dire qu'elle s'y connaît en transports propres ! :lol:

Bon, revenons aux Alpes... :D

Posté : mar. 07 juin 2005 18:54
par Invité
Hum, j'espere que les manifestants de la vallée de la Chamonix, même s'ils ont raison de se plaindre du doublement du trafic apportant le double de nuisance sonore et environnementale près de chez eux , ne vont quand meme pas bloquer l'accès au tunnel !

Là  il n'y aurait plus aucune liaison avec l'Italie et des bouchons monstres!

de toutes facons, si des solutions sont trouvées pour palier la fermeture du tunnel, elles ne pourront pas être appliquées de suite et les riverains et autres écologistes de Chamonix devront s'accomoder du trafic pendant un bon bout de temps encore.

Posté : mar. 07 juin 2005 19:49
par G.E.
S'il faut refaire 10km d'installations, une parti de la voûte, tu m'appelleras pour 3 mois...

Posté : mar. 07 juin 2005 20:25
par Invité
Ah , comment veulent ils réouvrir si vite alors que pour le Mont Blanc, il y a eu plusieurs années de travaux ?? :?

Posté : mar. 07 juin 2005 20:38
par FDH
Anonyme a écrit :Ah , comment veulent ils réouvrir si vite alors que pour le Mont Blanc, il y a eu plusieurs années de travaux ?? :?
Le Mont-Blanc était bien plus endommagé que le Fréjus (je suppose) car l'incendie avait duré plusieurs jours et concernait beaucoup plus de véhicules

De surcroît au Mont-Blanc on a profité des travaux pour rénover et améliorer la sécurité, ce qui a pris du temps

Posté : mar. 07 juin 2005 20:53
par G.E.
Enver a écrit :Les ministres italiens sont un peu étranges, cette semaine ...
Le gouvernement est en difficulté politiquement. Après l'annonce de la fin de l'Euro, ils prétendent réparer le tunnel du Fréjus en 3 mois...

Posté : mer. 08 juin 2005 19:23
par djakk
Tant mieux que le ferroutage au niveau du Fréjus soit complet ... mais est-ce que les sociétés de transport PL ont encore des aides pour cela ?

Posté : jeu. 09 juin 2005 18:25
par Ced
Et La Grave trinque....


Tout comme Briançon... :? :(

Tiens marrant comment ça se rapport à  la discussion d'il y a quelques jours...
Evidemment la N91 n'est pas faite pour les semi-remorques !!!

Posté : ven. 10 juin 2005 17:51
par G.E.
J'aime bien la conclusion de JJ Queyranne...
Alors attendons 2007 ! Qui sait, avec un peu de chance les infrastructures de transport seront la priorité du prochain gouvernement !

Posté : lun. 27 juin 2005 08:57
par Auriom
Article du Monde : Plus de 4000 poids lourds transitent quotidiennement par les Alpes
Le Monde a écrit :Depuis la fermeture du tunnel routier du Fréjus (Savoie), le 4 juin, la catastrophe annoncée avec son lot d'embouteillages n'a pas eu lieu sur les routes des Alpes. La circulation des poids lourds s'est révélée moins problématique que prévu. Le flux quotidien de camions a, certes, augmenté sous le tunnel du Mont-Blanc, passant de 1 300 poids lourds avant la fermeture du tunnel du Fréjus à  4 400. " La vraie crise est à  venir , alerte, cependant, Jean-Pierre Corméliau, de l'Association pour le respect du site du Mont-Blanc (ARSMB). Avec la période estivale, il faudra rajouter à  ces camions les 30 000 véhicules légers des touristes qui empruntent cette liaison alpine. "

Après la tragédie du tunnel du Mont-Blanc en mars 1999, la fermeture du Fréjus rappelle la fragilité des axes de circulation à  travers les Alpes. Cependant, l'évolution du trafic des poids lourds entre la France et l'Italie est restée quasi stable depuis 1995. Elle est même en diminution depuis 2000. Mais cette tendance ne doit pas faire oublier que, sur la même période, le tonnage moyen transporté par les véhicules a augmenté. Autrement dit, les camions sont certes moins nombreux mais ils sont aussi plus gros.

Depuis l'ouverture du tunnel du Mont-Blanc en 1965, la croissance du trafic dans les Alpes a été constante et régulière. La tendance s'est inversée à  partir des années 1990. " L'ouverture en 1993 du tunnel sous la Manche a encore modifié les flux de circulation des marchandises, rendant moins attractif le passage des Alpes franco-italiennes ", observe Yves Crozet, directeur du laboratoire d'économie des transports de l'université Lyon-II.

Les deux tunnels alpins du Fréjus et du Mont-Blanc ont connu, depuis dix ans, un flux moyen de 4 200 poids lourds par jour. " Un trafic qui se concentre à  80 % sur un rayon de 150 km de part et d'autre des Alpes" , indique Hervé Cornéde, délégué général de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF), qui regroupe 5 000 entreprises et emploie 270 000 salariés. Ce trafic de poids lourds à  vocation locale et régionale s'oppose au transit de longues distances suisse et autrichien. L'origine des véhicules franchissant les Alpes confirme cette dimension régionale du trafic.

Au tunnel du Fréjus, 55 % des poids lourds sont immatriculés en Italie, 35 % en France, les 10 % restants venant d'autres pays européens. La France est le deuxième partenaire économique de l'Italie et son deuxième fournisseur. Cette maturation du marché entre les deux pays explique cette situation dans les Alpes.

La réalité est bien différente dans les Pyrénées. Le volume des échanges de marchandises y est en croissance constante depuis 1995. En 2003, 102 millions de tonnes de marchandises ont transité par ce massif en direction de l'Union européenne (UE), contre 120 millions pour l'ensemble de l'arc alpin de la France à  l'Autriche. 82 % des marchandises vers la France ont transité par la route, 16 % par la mer et 2 % par le rail. Cependant, lorsque les marchandises sont destinées aux autres pays de l'UE (Angleterre et Allemagne notamment), la voie maritime passe à  57 %, la route chute à  40 % et le rail reste toujours aussi faible, avec seulement 3 % du trafic.

En dépit de la présence de 27 passages frontaliers dans les Pyrénées, 90 % du trafic de marchandises entre la France et l'Espagne se trouvent concentrés aux deux extrémités du massif : à  Hendaye, sur la façade atlantique et au Perthus, sur la Méditerranée. De 1995 à  2003, ces deux passages obligés ont vu leur trafic poids lourds passer de 10 063 à  16 326 véhicules par jour.

NOUVELLE GALERIE AU FRÉJUS ?

La faiblesse du transport ferroviaire reste une constante, dans les Alpes comme dans les Pyrénées. Dans les Alpes, l'expérimentation de l'autoroute ferroviaire entre Aiton (Savoie) et Orbassano dans la banlieue de Turin vient de connaître un renforcement de 25 % de sa capacité (Le Monde du 10 juin). Mais aucun autre projet de liaison ferroviaire est à  l'étude, hormis la ligne à  grande vitesse ferroviaire entre Lyon et Budapest (Hongrie) via Turin. Sa réalisation, prévue pour 2020, est suspendue à  des décisions politiques et financières de l'UE, de l'Italie et de la France.

A la différence de l'autoroute ferroviaire Aiton-Orbassano, soutenue par les routiers, la réalisation de la liaison ferroviaire Lyon-Turin-Budapest a du mal à  s'imposer. Ce projet, dont le coût est estimé à  15 milliards d'euros, n'a, pour l'instant, été plébiscité que par les élus locaux et les associations de défense de l'environnement.

Pour les transporteurs français, épaulés par leurs homologues italiens, seul le percement d'une nouvelle galerie dans le tunnel du Fréjus permettrait d'assurer un trafic sécurisé des camions dans les Alpes. Cette solution est vivement critiquée par l'Initiative transport Europe (ITE), un réseau qui regroupe 47 associations de défense de l'environnement. Selon l'ITE, ce doublement de la capacité du Fréjus aurait pour seule conséquence une augmentation du trafic des poids lourds à  travers les vallées alpines.

De son côté, l'Association pour le respect du site du Mont-Blanc (ARSMB) s'inquiète des études en cours sur l'élargissement d'un autre tunnel routier, celui de Tende, dans les Alpes-Maritimes. De tels projets sont " absolument contraires aux engagements européens de la France, et sonneront le glas des solutions alternatives ferroviaires" , souligne l'ARSMB.

Les Pyrénées ont, pour le moment, échappé à  tout accident majeur. Pour y limiter la pression routière des poids lourds, la seule réponse apportée pour l'instant par les pouvoirs publics est l'élargissement à  trois fois trois voies des axes routiers, à  Hendaye, sur la façade atlantique ainsi qu'au Perthus, côté Méditerranée. L'ouverture d'un tunnel ferroviaire entre Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Figueras (Espagne) est prévue pour février 2009. Il devrait, chaque année, dans cette région, soulager la route du passage d'environ 40 000 camions.

Dominique Buffier
Article paru dans l'édition du 25.06.05
Avec un petit encart statistique :
Le Monde a écrit :Alpes et Pyrénées : 287 millions de tonnes de marchandises en 2003

ALPES
- Trafic : 185 millions de tonnes ont franchi la chaîne des Alpes en 2003, dont deux tiers par la route, un tiers par le rail.
95 millions n'ont fait que transiter.
90 millions sont passés par l'une des trois traversées principales : Fréjus-Mont-Cenis (France), Gothard (Suisse), Brenner (Autriche).
- Evolution : entre 1992 et 2003, le transport de marchandises a augmenté de 220 % dans le tunnel du Fréjus, de 235 % dans le Gothard et de 163 % dans le Brenner. Dans ce dernier, les prévisions de hausse du trafic sont de 70 % jusqu'en 2015 et de 95 % jusqu'à  2025.
- Sécurité : plusieurs accidents ont eu lieu dans les tunnels transalpins :
Mont-Blanc (39 morts en 1999), Tauern (Autriche, 12 morts en 1999), Gothard (Suisse, 11 morts en 2001), Fréjus (2 morts en 2005).

PYRÉNÉES
- Trafic : 102 millions de tonnes ont franchi les Pyrénées en 2003, dont 95 % par la route. Presque toutes sont passées par Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) ou par le col du Perthus (Pyrénées-Orientales), situés à  chaque extrémité du massif.
Et une photo : cliquez ici

Posté : lun. 27 juin 2005 22:16
par FDH
Auriom a écrit :Et une photo : cliquez ici
à‡a doit faire peur de croiser tout ça dans le tunnel :?

Posté : lun. 20 févr. 2006 10:52
par phil26
Actuelement, le transit par le Fréjus se passe pas mal.

J'ai la chance d'y passer en général du nuit, et lorsqu'on est pas embétés par l'alternat, ça passe assez vite.

Les gens respectent bien la vitesse (70) et les distances de sécurité.

Ce n'est que lors d'incidents que l'on constate des bouchons tels que sur la photo, car la presse aime dramatiser.

@+Phil26

et l alternative des autoroutes de la mer

Posté : jeu. 30 mars 2006 11:05
par laurel69
Est ce que quelqu un a des chiffres sur les alternatives du type autoroutes de la mer

Je pense en particulier a la liaison Toulon Civitavecchia et Genes Barcelone

Ca permettrai qd meme de soulager les vallées alpines et le transit des pyrennées

Posté : jeu. 30 mars 2006 13:45
par Auriom
Il y en a déjà  quelques-uns dans le sujet consacré aux autoroutes de la mer, ici même.

Il semble que la formule doive être rendue plus attractive : pour le moment, le remplissage serait de l'ordre (de mémoire) de 50%.

Posté : lun. 22 mai 2006 13:16
par Auriom
En Suisse aussi, les coûts dérapent...
La Lettre de l'Expansion a écrit :Un rapport encore confidentiel révèle que la facture du plus grand tunnel du monde, celui du Saint-Gothard en Suisse, long de 57 kilomètres, devrait exploser pour atteindre 13 milliards d'euros. Le coût de ce tunnel sous les Alpes, entièrement financé par la Confédération, est toujours officiellement estimé à  10 milliards d'euros. Il permettra de relier, en 2016, Zurich à  Milan en 2h40 au lieu de 4 heures. A titre de comparaison, le tunnel sous la Manche ne mesure que 50,5 kilomètres de long.

Posté : lun. 22 mai 2006 14:02
par Vincent
J'ai vu un reportage sur ce tunnel, et ils ont (eu) de gros problèmes géotechniques (le sol ne se tient pas par endroit), ce qui expliquerait ce "dérapage".

Posté : lun. 22 mai 2006 17:01
par G.E.
Vincent a écrit :J'ai vu un reportage sur ce tunnel, et ils ont (eu) de gros problèmes géotechniques (le sol ne se tient pas par endroit), ce qui expliquerait ce "dérapage".
Ca promet pour le Lyon-Turin ! :twisted:

Posté : lun. 22 mai 2006 17:07
par Vincent
Ca ne veut rien dire, le Saint-Gothard est dans un site vraiment particulier (passages délicats au niveaux de certaines failles).